La navette entame son voyage par une montée dans l'espace en douceur . la voix de ben , supportée par une petite guitare répétitive , entre d'emblée et 1ere explosion. En anglais la voix de benoit est meconnaissable plus mature plus sur d'elle on est direct lancé dans l'univers . GOD is my lover now (dieu est mon amant desormais ) martele le chanteur ironiquement , en guise d'arrivée en orbite.
La 1ere escale se fait sur un paysage nouveau la voix ouvre le morceau rejointe par une guitare saccadée et rapide , avant d'embrayer sur un prerefrain bien lourd ou le chant et la guitare ne font plus qu'un . le refrain decolle , ben s'envole dans les aigus . L'horizon se degage avec une certaine odeur de renouveau , comme le confirment les paroles : it's a new day and a new life for me ( c'est un nouveau jour et une nouvelle vie pour moi ) comme dans le feeling good de nina simone repris par muse.
L'escapade se poursuit avec Birth on s'eloigne encore plus de la surface du sol , sonorités melancoliques le chant calme vient se poser sur la delicatesse du violoncelle . La chanson part en crescendo , d'autres instruments apparaissent pour lui donner plus de consistance . On entend bien des notes de piano , une batterie etouffee , des samples . cette fausse ballade , où tout se joue sur les modulations d'intensité nous embarque toujours dans le voyage d'empyr , tres haut au dessus de la terre.
D'un coup le rythme de croisiere s'accelere . la distorsion fait son retour la batterie rapide redonne du panache apres le calme planant du titre precedent . puis black out , le chant reste seul , presque apeuré avant de repartir de plus belle a cause de la collision entre la batterie et les guitares melodiques . Tout s'emballe on entre dans une zone de tensions , benoit ( l'autre) vient montrer ses talents de chanteur avec des vocalistes aigues qu'on ne lui aurait jamais prêter au temps de pleymo . le titre se termine sur les vociferations communes des 2 benoit appuyées par des guitares rebondissantes qui nous sortent de l'abime.
Les emotions se succedent nous revoila sur des rivages plus paisibles avec un ciel degage, un arpège de guitare tout en melodie ouvre le bal , alors que benoit , apres s'etre enervé sur la fin de the voice of the souls , retrouve ses galons de pop singer ; pas de refrain pas de structure , on se croirait dans un muse 1album mele a du team sleep ( projet de chino moreno de deftones).
Apres cette veritable transe spirituelle retour a l'agitation , le riff d'intro bien jumpy donne la tonalité du morceau .
On a l'impression que sur les couplets tout est joué dans la retenue afin d'envoyé la grosse sauce sur les refrains . Impressions gagnante: le refrain est un hymne de stade . Benoit juliard vient supléer benoit poher pour l'occasion.
Serait on enfin arrivé aux abord d'une autre planete? ou peut etre sommes nous deja sur mars ?
le titre se termine sur une boucle scandée par le duo : can you remenber your name , tonight their pain is over
( te rappeles tu de ton nom , ce soir ils n'ont plus mal ).
8 the fever 4'44
On quitte la planete , le voyage stellaire , retour a la guitare speed avec une harmonie derriere et la voix qui emmene tout . le refrain ressemble a une declaration entre le chant et la tirade qui nous transporte litteralement dans une autre epoque alors que ben declame les derniers vers , la basse vient se balader dans les couloirs du temps , rejointe par des roulements de batterie et les guitares folles parsemées de larsen . Plus de notion du temps c'est le trou noir.
10 - my empress 2'29
Enfin nous voila de retour a la surface on se laisse tout de suite emmener par un rythme entrainant mais peut etre trompeur . Le chant tres lent de benoit prouve que nous sommes pris au piege dans une sorte de spirale musicale . Une battaille entre la musique et le chant se declare. Tout semble s'emballer , benoit lache un cri mais les instruments reprennet l'ascendant avec une grosse basse dominante et des guitares melodiques en accompagnement . Benoit se dechaine , implore une certaine imperatrice : my empress , et triomphe enfin ces liens qui retenaient la navette.
La fin du voyage est proche , la navette baisse les gaz , on revient a un registre tres pop avec une guitare limite folk
une batterie speed et la voix enjouée , et d'un coup le vaisseau repart .Montée d'adrenaline , alors que l'on se dirigeait vers une ascendante en douceur , tout s'accelere , la guitare monte au creneau , la batterie martele de plus en plus fort , la voix s'eleve l'etendard de l'empyr brille une dernierefois dans l'espace . nous apercevons enfin la terre.
Nous amorcons la redescente vers la planete bleue . L'arrivée dans l'atmosphere est difficile à negocier l'appareil y va en douceur avec un morceau aux allures de fausse ballade epique tres instrumentale . Parfois la legereté conférée par l'apesanteur laisse place a des passages bien enervés , synonymes de zones de turbulence . La sirene d'alarme retentit melée aux hurlements de benoit . la voix des anges vient alors nous porter dans un dernier supplice , jusqu'a l'atterissage final de tout beauté . le voyage est terminée on ouvre les yeux . Ca n'etait qu'un reve . Ou peut etre pas.
pris ICI